Pour bien pratiquer le toc il faut comprendre la technique.
par exemple les coups:
En ruisseau, les coups à truites sont généralement assez marqués; toutefois,
il est important de savoir que les truites n'y seront pas postées de la même manière selon que l'on pratique l'ouverture, par eaux froides et hautes ou pendant les mois d'été.
En début de saison, la truite n'affectionne pas les eaux très agitées, les courants violents et peu profonds où elle chasse souvent à la belle saison; de la même manière, un remous lent, bien peuplé au mois de mars, pourra très bien ne contenir que des poissons sans importance quelques semaines plus tard.
2: Quelques coups typiques.
Les cascades:
Commençons par l'endroit qui attire infailliblement, tel un aimant les débutants qui découvrent un ruisseau ! De quelque taille qu'elle soit, une cascade contient en effet presque toujours de la truite.
Où sont-elles passées ? Le bouillonnement blanc caractéristique, au pied de la cascade est toujours peuplé; il est à essayer en toute saison.
En été la truite se tient en plein dedans, et surtout dans les petits courants
d'eau brouillée qui en partent; plutôt dans la saison, on la trouvera surtout dans la partie calme du centre, en bordure de ces mêmes courants, au ras de l'écume sans y être tout à fait.
Les côtés d'une cascade sont souvent creusés,, et sous les berges se forment des remous parallèles , à essayer même si ils sont de dimensions très réduites.
A noter qu'il existe très fréquemment, derrière le rideau même de la chute, des vasques qu'ils ne sont pas à négliger; on en décèle l'existence parfois
avec difficulté.
Plus en aval de la cascade, le fond diminue et le courant s'accélère régulièrement: sous très peu d'eau, en été les truites y sont postées, mais elles sont alors très farouches.
Les rochers.
Le courant bute contre un rocher, puis se sépare, forme un remous et se reforme en aval.
Les postes de début de saison seront le remous lui-même, à prospecter entièrement, et la partie aval du rocher: il y a des chances qu'il soit creusé
et qu'une cache s'y soit formée.
En été, l'amont immédiat du roc et les courants latéraux seront de bons postes de chasse.
L'endroit où le courant se reforme est bon en principe toute l'année.
Les trous.
Généralement, un courant central diminue d'intensité en arrivant dans le profond, formant deux remous latéraux.
Le courant est à prospecter dans sa totalité en pleine saison, dans la partie basse en début.
Les remous ne valent pas grand chose en été sauf dans leur partie supérieure, tout contre le courant; par contre au printemps, si les eaux sont fortes,ils sont à pêcher méthodiquement, en insistant au ras du courant, après avoir, et c'est très important, tenté les deux berges en se tenant en retrait:elles sont sûrement creusées.
Dans le profond lui-même, s'il est calme on peut connaître des fortunes diverses, quelquefois une belle surprise.
Méandres et berges creuses.
Les berges creuses sont toujours formées par un courant taper et rogner le bord: les caves y sont quelquefois très profondes, et le pêcheur qui s'aventure trop près de l'eau ferait immanquablement perdre tout appétit
à leurs habitantes, d'où l'intérêt de cannes assez longues.
En été, si le milieu du ruisseau possède une profondeur dérisoire, la couche d'eau est toujours bien supérieure en ces endroits.
Les méandres sont surtout présents en ruisseaux de plaine ou de plateau:
ils sont à pêcher systématiquement en se tenant loin de l'eau, car il est parfois bien difficile de savoir où se trouve le poisson; il y aura bien entendu des postes tout le long de la berge concave, et dans le courant d'amont en été; en période de fortes eaux, un remous assez lent se forme près de la berge la moins profonde: les truites aiment à s'y tenir, même dans peu d'eau tout contre la plage.
Pour finir, arbres, buissons, racines, etc.
Tous les végétaux qui forment écran entre le ciel et l'eau.
Les branches basses, les buissons sont autant d'endroits où il est bon de tenter sa chance; ces coups sont difficiles à tenter, et c'est ce qui fait leur valeur: la truite y est moins traquée et donc moins méfiante.
Les arbres noyés, ont la réputation d'être des refuges de belles pièces: c'est en effet souvant le cas: il est difficile de donner une ligne de conduite à adopter pour pêcher ces lieux, qui ont une configuration très variable: le mieux est de pêcher au plus près de ces obstacles, même s'ils semblent très friands des hameçons (aléas de la pêche)
Voilà, je vous ai fais un tour d'horizon des coups en ruisseau, afin de vous
aider à lire son ruisseau ou rivière Wink
Le reste s'apprend lentement, en pêchant !
voilà, à suivre un autre sujet.
kim