kim22 membres de Platine


  Age : 59 Inscrit le : 10 Aoû 2007 Messages : 504
 | Sujet: Pêcher la carpe: l'action de pêche. Lun 27 Aoû - 10:05 | |
| Bonjour à vous,
*L'action de pêche.
Un départ de carpe, ça fait du bruit: le rugissement du détecteur, le frein du moulinet qui joue de la crécelle. Un départ de carpe, c'est une tempête d'émotion. Un départ de carpe, c'est une belle baguarre en perspective, qu'il va falloir conduire avec science et patience, pour éviter la casse. Mais n'anticipons pas...
*Impulsion du lancer: et bonne tactique.
Bien dans l'axe des cannes, la ligne derrière soi, l'appât quelques dizaines de centimètres au-dessus du sol: c'est un lancer par-dessus la tête et fouetté franchement. Sitôt que le plomb a touché le fond, récupérer l'excès de bannière et tendre le fil en installant l'écureuil au tiers de sa tige. Pick-up fermé, le frein du moulinet est assez serré pour offrir une bonne résistance à la touche, mais pas trop, car un démarrage en force mènerait droit à la casse. Pêcher avec trois ou quatre lignes permet de varier l'ordonnancement, sans sortir de la zone d'amorçage: distance, montages, eschages ne sont pas forcément identiques. Ainsi le pêcheur évalue-t-il la meilleure tactique.
*Ligne et montage à toute épreuve.
L'endroit offre un fond propre et dur, le corps de ligne est en 30/100 et le bas de ligne est une tresse de 25 centimètres, montée d'un hameçon N° 2 à N° 4. Le plomb est de forme missile, relié par une agrafe et une perle double à l'anti-emmêleur sur lequel il coulisse. Une perle de butée protège le noeud du corps de ligne sur l'émérillon baril qui le raccorde au bas de ligne. S'il juge que les carpes sont un peu tatillonnes, le pêcheur optera sans doute pour le montage de fuite qui consiste à bloquer la plombée par une butée, au lieu de la laisser coulisser. Ainsi le poisson qui chipote sur l'appât ressent-il, au moindre mouvement de bouche, la force d'inertie du plomb, et se pique. Or une carpe piquée décampe aussitôt. Et se ferre d'elle même. Confrontés à la méfiance des carpes, aux risques d'emmêlement typiques des lancers appuyées et à la casse causée par les poissons dans leur fuite, les carpistes ont développé de nombreux montages qui limitent les facteurs de risque: montage de confiance pour les poissons souvent pris, montage à plomb perdable en cas d'accrochage, montage hélicoptère pour les longues distances et un bon auto-ferrage, etc.
* Montage décollé bas de ligne lesté.
Grâce à la présentation décollée ou semi -décollée de ses appâts, le carpiste les met en évidence au-dessus d'un fond pas toujours exempt de débris et de vase. Il a moulé sur le bas de ligne, à quelques centimètres de l'hameçon, un plomb malléable qui le maintient plaqué; sur le cheveu sont enfilées des bouillettes flottantes, ou un panaché de flottantes et de normales, ou bien encore par un cube de mousse ou de polystyrène intercalé.
* A la touche le chant du départ.
L'écureuil grimpe, l'indicateur sonne: sur un départ net, voire virulent, le ferrage n'est utile qu'à assurer la pénétration de l'hameçon. Un geste ample amène la canne au-dessus de la tête. N'accorder que peu de champ au poisson qui connaît parfaitement la topographie de sa rivière ou de son plan d'eau et qui n'a rien de plus presser que d'y aller se refugier dans un secteur obstrué. C'est pourquoi les deux ou trois premières minutes après le départ sont cruciales. Le frein du moulinet est réglé et la rotation de la bobine contrôlée, de manière à concéder un minimum de fil et à contraindre la prise à se déplacer de droite et de gauche. Une lutte qui s'éternise finit souvent par tourner à l'avantage du poisson. La riposte de la carpe est ardente, sa défense énergique, ponctuée de grands coups de nageoire fulgurants, et jamais relâchée tant qu'il lui reste un petit espoir.
* Epuisette sécurisante et remise à l'eau.
En installant son épuisette là ou l'eau est la plus profonde, le carpiste invite sa prise à moins paniquer. Déposée sur le matelas de réception, traitée avec égard, la carpe passera un moment immergée dans un sac de conservation, si le pêcheur choisit de différer sa remise à l'eau. Pour ne pas perturber la partie de pêche. Depuis vingt ans, les carpistes ont développé une éthique qui s'exprime dans la pratique du no kill* et un rand respect de leurs captures. Le retour d'une carpe au milieu liquide est toujours un moment fort: elle est mise en position de nage et soutenue par le pêcheur jusqu'à ce que d'elle même, une fois oxygénée, elle regagne la pleine eau. La remise à l'eau d'une carpe, déjà stressée par sa capture, se fait toujours en douceur et en accompagnant le poisson jusqu'à ses premiers coups de nageoires.
* Sur la piste des "mémères"
En dépit de leur forte corpulence, qui leur vaut le sobriquet affectueux de "mémères" les carpes sautent beaucoup, soulevant des gerbes sonores. Elles marsouinent aussi, laissant voir leur échine et leur nageoire caudale. Il est plus rare de les appercevoir fouillant le fond à la verticale dans peu d'eau. Quant aux chapelets de bulles, elles n'en sont pas avares. Autant d'indices qui échappent un peu au novice. Mais où sont donc les carpes ?
* En rivière. A l'écart des courants, près des berges boisées et des massifs de végétation, où la nourriture abonde. Au calme, à l'abri des rochers, dans les fosses et toutes les zones où le courant est amorti. Tranquilles, dans les branchages immergés, En été, à l'aval des secteurs, où l'eau bouillonne et s'oxygène.
*En plan d'eau.
Autour des hauts-fonds et des îles, dans les anses, près des berges marécageuses, sur les prairies immergées, les plateaux de bordure en pente douce, aux arrivées de ruisseaux.
*La nuit.
Les carpes viennent plus volontiers chercher pitance plus près du bord et dans les petites baies bien dégagées.
*Les gros spécimes de chevesne, tanche, brème et carassin peuvent aussi se pêcher comme les carpes.
*Pêcher les amours.
On ne peut pas dire que les amours soient très recherchées des pêcheurs. Pourtant ils s'y entendent à faire de la résistance au bout d'une ligne ! D'autant qu'ils pèsent parfois aussi lourd que les plus grosses carpes.
* Les amours ont été introduits dans les étangs pour endiquer les proliférations végétales qui les menaçaient d'asphyxie. Ils commencent à s'activer quand l'eau est à 12 °C; C'est dire s'ils attendent la belle saison. Le matériel est le même que celui utilisé pour la carpe. Pour l'amorçage, les stratégies carpistes conviennent mais le végétarisme radical des amours oblige à les recadrer sur les graines et les bouillettes. Par précaution, on peut aussi se pourvoir d'une amorce du commerce"spécial fond et gros poissons" qu'on truffera de graines et qu'on alourdira de terre. Les amours se pêchent à la salade ! Un morceau d'endive ou une feuille de laitue roulée aguiche les amours blancs, tandis que l'amour argenté n'est pas insencible au phytoplancton compacté. Le plus souvent, on leur associe des graines (maïs, fèves).
* L'action de pêche.
La technique carpiste est appopriée. Dans la mesure où l'on pêche l'amour dans des plans d'eau riches en herbiers, un montage aux appâts décollés et un plomb perdable sera judicieux: au lieu d'être fixé sur le bas de ligne, le plomb lui est raccordé par 10 cm de nylon, choisi dans un diamère inférieur à celui du corps de ligne.
Attention: les amours sont rudes au combat et plus encore à l'inertie.
voilà, kim
BONNE PECHE ! |
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nono Admin


  Age : 65 Inscrit le : 09 Fév 2007 Messages : 1243 Localisation : Belgique (Goutroux-charleroi)
 | Sujet: Re: Pêcher la carpe: l'action de pêche. Mer 29 Aoû - 10:04 | |
| salut kim joli résumé et très bien fait on prend vraiment plaisir à te nono |
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